Mardi 26 janvier 2010
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18:00
Le titre n'a rien à voir avec le sujet de l'article, mais je me comprends et c'est le principal !
Ce matin je me suis rendue compte que j'écoutais anti social mixé avec NTM "mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu ?" sur mon joli Ipod nano rose, un sentiment de honte m'a envahie car ce
n'est même pas une couverture. Jamais j'irai foutre le feu nulle part, je risquerais d'abîmer mon caban comptoir des cotonniers et mes boots kookaï, misère de misère.
Haïti, devant mon steack frites...
Et un élève de 4ème qui a le mérite d'être franc, "les Haïtiens rien à carrer, chacun sa galère, c'est la leur pas la mienne !" Ca a, au moins, le mérite d'être clair ! Qu'est ce que je peux
répondre à ça, "compatis ?" bah non même pas, ça changera quoi ... Empathie ? Pourquoi faire... Ca vous choque ? Pas moi. Reste à bouffer ta mousse au chocolat et mater tes séries ou vas-y, pars là
bas mais pas de pleurs, non, pas de cri.
Pas la peine de se la jouer à la Nikos Aliagas non plus hein : "Ce soir on pense à nos amis d'Haïti et on fait la fête pour eux car the show must go ooooooon !!!" Oui, vous l'aurez compris, on peut
en avoir rien à foutre mais pas la peine d'être indécent.
Et je terminerai par cette phrase que j'ai trouvé très intelligente d'un élève de 6ème : "au moins, les Haïtiens qui vivaient dans des bidonvilles en cartons, en tôle c'est pas ceux qui ont eu le
plus mal, pour une fois..."
Jusqu'à ce qu'on bouge notre cul et qu'on aille vivre ailleurs comme ça, sans réfléchir, et pas comme un touriste, non, partir pour aller vivre la galère et la mocheté d'un autre endroit. Après on se dit que le monde est notre terrain de jeu (je sais c'est cul cul mais j'aime bien cette expression).
Mais j'aime ton discours, j'aime aussi me dire que ce que je fais c'est oser partir, laissant ma mousse au chocolat derrière moi (et tu sais combien ce petit pot de douceur peut me manquer parfois)
Love,
Q.