


Le père avait toujours l’air tendu et timide quand j’invitais des copines à la maison, en fait, il bandait, tout simplement.
C’est marrant cette vision qu’on peut avoir des pères à l’adolescence. Je me souviens me dire, le père d’untel il est trop bizarre, il se cache ou il bégaie alors que je ne me rendais sans doute pas compte que j’affichais mes premiers attributs génitaux sans soutif avec cette candeur encore enfantine. Le père qui me proposait toujours du pâté de canard ou le père qui, trop occupé à baiser Dieu, me regardait mielleusement avec son café, autant de pères que de comportements inhabituels, sans compter l’attitude de mon propre père qui passé mes 13 ans, s’évertuait à me faire enfiler un pyjama pour trainer à la maison, la vue de la p’tite culotte devait devenir difficile, avec ces poils qui dépassent, ces tétons qui pointent toujours.
Et nous, nous sommes encore des enfants, libres de ces pensées impures, c’est difficile de se couvrir avant d’avoir conscience de l’effet de son corps ; c’est éprouvant même.
Prisonniers du désir des autres, contraints.
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||