Mercredi 2 septembre 2009
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Je sens d'emblée l'incompréhension de mes lecteurs poindre en lisant les prochaines lignes de cet article.
Un Prophète... Jacques Audiard... ah ouiiii c'est lui De Battre Mon Cœur S'est Arrêté, ce chef d'œuvre... hum. Il me semble que ma notion du chef d'œuvre est
très éloignée de celle de la plupart des BO.BO qui ont aimé ce film... Un Prophète...
Le réalisme de Jacques Audiard, alors oui, à part le langage parlé plutôt bien retranscrit et encore pas toujours, certains acteurs pèchent dans le rajout du "quoi" en fin de phrase, qui dans leur
bouche de beaux acteurs ne sonnent pas toujours très juste... Oui, c'est gris, oui il y a des barreaux, oui il y a un arabe teubé qui devient ensuite moins teubé et encore on se demande... Et puis
il y a l'arabe pas teubé qui sait conjuguer des verbes... Vous savez ce plan qui fonctionnait à mort dans les années 90 ! Tout ça pour dire que c'est un peu démago.
Audiard n'a pas voulu faire de la prison un endroit calme (on lui pique ses chaussures) mais pas nous faire croire que c'est le pire de l'enfer non plus... Ouais donc c'est pas réaliste, la prison
c'est pas juste "pas cool" et c'est pas juste "un coup de savate dans le bide"...
Filmé comme un docu, pour l'emmerdement que ça suscite, oui pourquoi pas, et non, si vous voulez voir un film tourné comme un docu mais avec beaucoup d'action, beaucoup plus de réalisme, regardez
Carandiru.
Pour le jeu d'acteur, j'ai rarement été aussi insensible à ce que dégageait ce mec, ce ton monocorde, ces petites envolées forcées incrédibles.
Et au delà de ça je me suis fait chier ! Mais alors ! Bien comme il faut ! N'oublions pas que la lenteur pour un pseudo intello est importante, c'est ce qui permet de pénétrer le film, de
s'immerger, oui et bien je me suis plutôt enlisée dans le fauteuil.
Et si vous voulez voir un vrai docu sur les prisons françaises et notamment celle de Fleury, il y a un superbe docu d'une heure sur daylimotion... avec
des psy qui n'hésitent pas à mélanger les borderlines maniaco aux autres prisonniers en leur donnant un anxio et en leur disant courage à la semaine prochaine ; avec un médecin qui dit ouvertement
que ça l'emmerde ce boulot et qui engueule froidement les mecs qui avalent leurs fourchettes ou se les plantent dans le crâne... De la violence, de la vraie.
En voici, la première partie, je n'arrive pas à mettre la deuxième, très simple à trouver sur daily.
Par mardinoir
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