Mardi 1 décembre 2009
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C'est avec astuce et espièglerie que j'ai maté 2012, en deux temps, faut pas deconner, ça se savoure une fin du monde.
Pour resituer, pour les neuneu qui n'auraient pas fait le lien, 2012 nous raconte et nous montre 3 ans en avance, l'apocalypse, le grand déluge, l'immense vertige. Film propagande, il permet
d'attiser la peur et la soumission du peuple, puisqu'il est évident qu'à la vue du film, on comprend qu'on crèvera sans détour... Sauf... Sauf si on a un ticket vert ! Et encore... Si on est un
méchant détenteur d'un ticket vert, il y a de gros risques de crever la bouche ouverte devant l'objet de la délivrance et du secours.
2012, c'est l'histoire d'une planète qui meurt, qui explose, qui s'innonde en quelques heures. C'est aussi l'histoire d'un père de famille américain qui tente de sauver ses deux enfants et son ex
femme du grand badaboum, il en profitera pour lui rouler des pelles, une fois que le nouveau p'tit copain de la mère se sera fait déchiqueter... Sentez la joie, la bonté et la morale de ce film, la
famille recomposée c'est le mal. Ce père (John Cusack ) est au courant qu'il y a un moyen de s'en sortir, il a eu connaissance de ces tickets verts par Charlie (Woody Harrelson), un illuminé
prédicateur de fin du monde. C'est alors le début d'une course effrénée en avion (Yellow Stone-Chine : ça fait une trotte surtout quand tout explose !) dans le but d'atteindre l'entrée des
vaisseaux qui sauveront quelques centaines milliers de personnes. Mais ils n'ont pas de tickets verts, ces sales branques, alors ils rencontrent un chinois qui leur montre une entrée cachée mais
plus dangereuse, non sans mal ils parviennent à pénétrer dans le vaisseau, OUF j'ai eu peur. C'était sans compter sur un évènement majeur, la porte d'entrée du vaisseau se fait bloquer par un tuyau
d'arrosage, si si, c'est une arche sur-méga-blindée qui pèse plusieurs milliers de tonnes mais le tuyau bloque et de surcroit l'eau s'infiltre, même qu'après les pauvres qui n'ont pas de tickets
verts ont le droit d'entrer même si le méchant américain ne veut pas (pas le président, un autre, le président noir est mort plus tôt en sauvant des pauvres).
Voilà.
Bon et à la fin, ils sortent sur le pont des arches et ils peuvent tous contempler avec un joli sourire la Terre dévastée, il y a de la musique, un coucher de soleil, c'est beau l'apocalypse.
Enfin, on notera la dernière phrase du film qui est juste mémorable, elle est dite par la fille du père américain rouleur de pelles à son ex : "Moi j'ai même plus peur, je mets plus de
couche-culotte". Travelling arrière, fin.
C'est la note d'espoir du film 2012, il aura fallu une apocalypse, pour que la choupette contrôle enfin la miction, on est ravi, on est heureux, on observe ceux qui repeupleront notre belle planète
et on va se coucher.
Pour conclure je dirais que tout y est, de bons ingrédients : un président noir, des pauvres, des avions, des explosions, de très bons acteurs (ironie sauf peut-être pour Woody H. qui m'a quand
même bien fait marrer), deux enfants blancs adorables, la fille du président pas trop noire et bombasse, des meurtres... enfin que du bonheur ! (Julie ! ;) )