Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 09:31
J'ai vibré avec l'histoire de Martin et ai envie de vous faire partager la même histoire vue d'en face... par Jack. Et comme c'est sérieux je vous balance un coucher de soleil parisien.


… Soirée paisible en perspective, pas de cocktail, de dîner… Ne plus parler, ne plus sourire ; moi réfugié dans mon univers « ami », j’adore. Plateau télé, ne plus penser…

L’agression vient de l’extérieur, d’en face, d’en bas, vers moi, tard, à l’heure où normalement même cet extérieur m’appartient. « Monsieur, monsieur… » Le même mot, le même appel, inlassablement, depuis toutes les fenêtres de mon appartement. Emmerdé ? Intrigué ? Les deux. Ma transparence a été rompue. Je n’ai pas préparé ce cas de figure ; simuler l’ignorance, un peu de dédain, je sais faire. Retour au personnage public, cette soirée n’a plus d’intérêt. Je vais me coucher.

Lendemain classique avec la veille en toile de fond. Ça me fait sourire quand j’y pense.

20h, je rentre en pointillé,  juste changer de peau avant de re-sortir. Il est là, devant la porte de l’immeuble. Hasard ? Je n’y crois pas. Les êtres sont faits pour se rencontrer et/ou se fuir, c’est la chimie de la vie. Je sais que c’est lui, son regard le confirme, son corps le trahit. On se croise, gênés, chacun à notre manière. Je ne me retourne pas. Prolonger son désir qui lui a donné la force de gueuler en pleine rue la veille. Jusqu’où sera-t-il capable d’aller pour aboutir ?

Un mot plié dans la boite aux lettres, j’en étais presque certain. Entrée en matière : « Et si… ça commençait comme ça ? » Le charme m’a vaincu, je me retourne, le P’tit Prince n’y est plus.

Séduit, je le suis. Il a ce quelque chose d’immatériel qui m’a toujours attiré à l’autre. Cette carapace et cette sensibilité de l’animal blessé. Je l’ai senti, ses quelques lignes le confirment.

Un prénom, un numéro de téléphone en conclusion. J’enverrai un texto plus tard ; juste prolonger encore un peu ce fantasme de l’autre.

2h du matin, fin de soirée, rideau, je rentre… Le P’tit Prince est là, surpris comme une proie dans les phares d’une voiture, la main coincé dans ma boite aux lettres. Décidément aucun hasard. Jusqu’à quand remporterai-je ces petites victoires sur les choses de la vie qui font que quelque part rien ne m’échappe. Ça m’énerve et ça m’excite, comme d’habitude. Je ne suis que paradoxe et je le cultive. Toujours s’arranger pour que la balance soit pile poil équilibrée entre le bon et le mauvais, les deux sources vitales. L’un et l’autre, toujours ; avec la même puissance, invariablement… Regards et sourires échangés, comme pour établir la connexion, faire comprendre à l’autre qu’il n’est pas en terrain hostile. Une forme de complicité ? Déjà ? Peut-être.

« Puisque tu es là, assume et monte boire un verre ». Mes mots (sans grande importance) ont dû à peu près être ceux-là. Un peu de gène et de gaucherie dans son regard et ses gestes, normal. Je profite de cet instant furtif, je sais que ça va disparaître.

On se raconte, entre deux verres, deux clopes. C’est fluide, c’est agréable. Le P’tit Prince me surprend, jusqu’aux portes de l’intimidation. Les seize ans qui nous séparent devraient me donner un terrain d’avance, il n’en est rien. L’échange est intégral.

Il me dévoile sa victoire à demi mots, avoir réussi à pénétrer chez moi. Ce chez l’autre, en face, qu’il cultive en fantasme, en voyeur sage depuis des mois. Je le comprends et ça m’amuse, moi qui fais de même depuis des années, pénétrant l’intimité des autres aux premières lueurs des lumières artificielles. A ce moment, je suis heureux d’être la victime consentante et dévoilée de ce petit jeu. Son « fantasme » nourrit le mien… 

… Je le regarde dormir. Là c’est encore un enfant. Son corps, son visage détendu, son allure débonnaire ; quelque chose de sacré. 

… Encore quelques jours à me ressourcer de cet homme-enfant ; bientôt le P’tit Prince aimé va s’évaporer, loin, ailleurs, à la découverte des autres et de lui-même. 

Faites qu’il ne change pas trop.

Par mardinoir
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 15:13
Au cœur de Paris, le Centre Pompidou est la référence en Arts Modernes et le monument principal de ce petit quartier, ce début de Marais. J'apprécie particulièrement cette ambiance culturelle, shoppinguesque, divertissante et pittoresque. C'est très concentré, on ne s'y perd pas, mais on peut aisément y passer la journée. Entre le musée, les expo, la bibliothèque, le parvis et ses innombrables saltimbanques, la fontaine loufoque non loin de la rue Brise-Miche et ses crêperies, la boutique de sacs Rainbow Factory où je peux rester facile une heure (oui, je fais ma girly cosmo de merde) et enfin le café l'Imprévu et ses thés enchanteurs aux odeurs de là-bas (oui, je fais ma poète maudit).




 
 


On ne manquera pas les touristes asiatiques, inlassablement fascinés par Pompidou, les djeunz squatteurs de parvis même si on est loin des punks à chiens de Notre Dame et merci, restez là bas ! Le monsieur Parapluie qui bouge pas, les musiciens mongoles, les portraitistes qui vous ratent pour dix euros, la terrasse de Pompidou, au dernier étage, avec vue imprenable et Coca Cola à 10 000 dollars et en ce moment l'exposition Elles@CentrePompidou qui vaut le détour ne serait-ce que pour sa "Genital Panic" room.






 




       


Par mardinoir
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 17:09
J'ai découvert ma nouvelle clinique, avenue Parementier, elle gardera tout de même un semblant d'anonymat. J'y ai découvert surtout le Dr X, généraliste et urgentiste, bourreau des coeurs et très tactile. J'ai cru, un moment, naïvement, qu'il ne faisait ça qu'à moi. Allongée sur la table d'oscultation, lui à côté de moi, me touchant sensuellement la jambe en me sussurant : "mmmh c'est embêtant ces p'tits boutons, il va falloir remédier à tout ça." Oui ça doit être un remake de Doc Gyneco, une première consultation émoustillante. Quelle n'a pas été ma déception lorsque ce matin, ayant rendez vous avec le dermato Y (bah oui, du coup, les boutons...), j'ai surpris TOUTES les nanas sourire au Dr X, battre des cils, croiser les jambes et autres fioritures de séduction maladroite. Ravalant ma fierté, j'ai décidé de ne plus le regarder, oui je suis trahie, OUI. Impossible de jeter mon dévolu sur le Dr Y, espèce de mec gêné bizarre, commentant mes muqueuses de manière outrancières, me laissant nue et seule dans le cabinet pendant des heures, dans l'humidité et le froid !
Par mardinoir
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 01:05


Mes interviews sur le bonheur, je commence avec Julie ! Laissons-là s'exprimer.

Appel à témoins : si certains souhaitent participer à ce petit jeu, n'hésitez pas à me faire signe, le but étant que chaque vidéo soit différente : 2 choses communes : le bonheur et votre "chez vous".


Par mardinoir
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 20:23
Je sens d'emblée l'incompréhension de mes lecteurs poindre en lisant les prochaines lignes de cet article.
Un Prophète... Jacques Audiard... ah ouiiii c'est lui De Battre Mon Cœur S'est Arrêté, ce chef d'œuvre... hum. Il me semble que ma notion du chef d'œuvre est très éloignée de celle de la plupart des BO.BO qui ont aimé ce film... Un Prophète...
Le réalisme de Jacques Audiard, alors oui, à part le langage parlé plutôt bien retranscrit et encore pas toujours, certains acteurs pèchent dans le rajout du "quoi" en fin de phrase, qui dans leur bouche de beaux acteurs ne sonnent pas toujours très juste... Oui, c'est gris, oui il y a des barreaux, oui il y a un arabe teubé qui devient ensuite moins teubé et encore on se demande... Et puis il y a l'arabe pas teubé qui sait conjuguer des verbes... Vous savez ce plan qui fonctionnait à mort dans les années 90 ! Tout ça pour dire que c'est un peu démago.
Audiard n'a pas voulu faire de la prison un endroit calme (on lui pique ses chaussures) mais pas nous faire croire que c'est le pire de l'enfer non plus... Ouais donc c'est pas réaliste, la prison c'est pas juste "pas cool" et c'est pas juste "un coup de savate dans le bide"...
Filmé comme un docu, pour l'emmerdement que ça suscite, oui pourquoi pas, et non, si vous voulez voir un film tourné comme un docu mais avec beaucoup d'action, beaucoup plus de réalisme, regardez Carandiru.


Pour le jeu d'acteur, j'ai rarement été aussi insensible à ce que dégageait ce mec, ce ton monocorde, ces petites envolées forcées incrédibles.
Et au delà de ça je me suis fait chier ! Mais alors ! Bien comme il faut ! N'oublions pas que la lenteur pour un pseudo intello est importante, c'est ce qui permet de pénétrer le film, de s'immerger, oui et bien je me suis plutôt enlisée dans le fauteuil.

Et si vous voulez voir un vrai docu sur les prisons françaises et notamment celle de Fleury, il y a un superbe docu d'une heure sur daylimotion... avec des psy qui n'hésitent pas à mélanger les borderlines maniaco aux autres prisonniers en leur donnant un anxio et en leur disant courage à la semaine prochaine ; avec un médecin qui dit ouvertement que ça l'emmerde ce boulot et qui engueule froidement les mecs qui avalent leurs fourchettes ou se les plantent dans le crâne... De la violence, de la vraie.

En voici, la première partie, je n'arrive pas à mettre la deuxième, très simple à trouver sur daily.



Par mardinoir
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  • Jeune parisienne crevarde, j'avance et progresse au milieu de cette jungle hurlante, je survis et soupire au creux de tes fesses, j'aligne quelques mots, je m'inspire et je mate, je sors et m'incline et surtout je t'attends.

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