Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 01:05


Mes interviews sur le bonheur, je commence avec Julie ! Laissons-là s'exprimer.

Appel à témoins : si certains souhaitent participer à ce petit jeu, n'hésitez pas à me faire signe, le but étant que chaque vidéo soit différente : 2 choses communes : le bonheur et votre "chez vous".


Par mardinoir
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 20:23
Je sens d'emblée l'incompréhension de mes lecteurs poindre en lisant les prochaines lignes de cet article.
Un Prophète... Jacques Audiard... ah ouiiii c'est lui De Battre Mon Cœur S'est Arrêté, ce chef d'œuvre... hum. Il me semble que ma notion du chef d'œuvre est très éloignée de celle de la plupart des BO.BO qui ont aimé ce film... Un Prophète...
Le réalisme de Jacques Audiard, alors oui, à part le langage parlé plutôt bien retranscrit et encore pas toujours, certains acteurs pèchent dans le rajout du "quoi" en fin de phrase, qui dans leur bouche de beaux acteurs ne sonnent pas toujours très juste... Oui, c'est gris, oui il y a des barreaux, oui il y a un arabe teubé qui devient ensuite moins teubé et encore on se demande... Et puis il y a l'arabe pas teubé qui sait conjuguer des verbes... Vous savez ce plan qui fonctionnait à mort dans les années 90 ! Tout ça pour dire que c'est un peu démago.
Audiard n'a pas voulu faire de la prison un endroit calme (on lui pique ses chaussures) mais pas nous faire croire que c'est le pire de l'enfer non plus... Ouais donc c'est pas réaliste, la prison c'est pas juste "pas cool" et c'est pas juste "un coup de savate dans le bide"...
Filmé comme un docu, pour l'emmerdement que ça suscite, oui pourquoi pas, et non, si vous voulez voir un film tourné comme un docu mais avec beaucoup d'action, beaucoup plus de réalisme, regardez Carandiru.


Pour le jeu d'acteur, j'ai rarement été aussi insensible à ce que dégageait ce mec, ce ton monocorde, ces petites envolées forcées incrédibles.
Et au delà de ça je me suis fait chier ! Mais alors ! Bien comme il faut ! N'oublions pas que la lenteur pour un pseudo intello est importante, c'est ce qui permet de pénétrer le film, de s'immerger, oui et bien je me suis plutôt enlisée dans le fauteuil.

Et si vous voulez voir un vrai docu sur les prisons françaises et notamment celle de Fleury, il y a un superbe docu d'une heure sur daylimotion... avec des psy qui n'hésitent pas à mélanger les borderlines maniaco aux autres prisonniers en leur donnant un anxio et en leur disant courage à la semaine prochaine ; avec un médecin qui dit ouvertement que ça l'emmerde ce boulot et qui engueule froidement les mecs qui avalent leurs fourchettes ou se les plantent dans le crâne... De la violence, de la vraie.

En voici, la première partie, je n'arrive pas à mettre la deuxième, très simple à trouver sur daily.



Par mardinoir
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 14:47
Parce que la vie des autres est tout aussi passionnante que la mienne, je vous laisse le récit de Martin. Un air d'Armistead Maupin et ses Chroniques de San Francisco...
N'allez pas penser que je n'ai plus rien à écrire... surtout pas ! Mais il est vrai que cette histoire m'a touchée, je rajoute en prélude un coucher de soleil pour souligner le sérieux de l'histoire qui suit, mes couchers de soleil ne me donnent pas envie de rire mais frissonner, oh oui frissonnons tous ensemble !





Mon histoire commence par un coude posé sur le rebord d'un balcon. L'ennui. La soirée finie, tout le monde couché. Et moi et mon verre, nous nous ennuyons sur le balcon de l'appart. La vue depuis le cinquième étage n'est pas mal du tout. On voit tout ce qui se passe dans les appartements des voisins d'en face. Plusieurs voisins ont même des noms. Il y a le couple UMP, les Brésiliens qui nous empêchent de dormir les mardis soirs avec de la salsa... Et puis il y a les bruits dans la rue. Les groupes qui passent ; ils sortent de boîtes, sont bien éméchés.
J'avais donc pour habitude de finir mes soirs sur le balcon. Peu importe le froid, peu importe qu'il n'y ait rien à voir... Et puis je me suis rendu compte très vite qu'il y avait un type dont la vie ne s'arrêtait pas à la même heure que les autres le soir. Il se couchait rarement avant deux heures du matin et parfois bien plus tard. Deuxième étage, appartement du bâtiment d'en face. Superbe décoration et en particulier ce canapé blanc sur lequel il passe son temps. Allongé dans tous les sens, toujours à moitié nu.
Très vite, je me suis mis, passé une certaine heure à sortir sur le balcon juste pour voir s'il était rentré chez lui. Et ça pendant plusieurs mois. Je n'ai rien appris de lui, rien décelé. Si ce n'est qu'il était là très souvent, seul et qu'il vivait dans ce qui me semble être de l'ennui. Un soir je l'ai vu ramener un mec chez lui. Ils ont commencé à faire l'amour sur le fameux canapé et puis sont parti vers la chambre dont les rideaux sont vraiment égoïstes.
La semaine dernière, soirée poker. Marine et moi avons fait tapis trop tôt. Et je lui parle sur le balcon pendant que les autres essaient de remporter les 10 euros qui composent la cagnotte. Je lui parle du voisin, on le regarde, et le mot "fantasme" sort.
Je lui dis : "- J'adorerais rentrer dans ce putain d'appartement. Savoir qui est ce type.
- Faut pas réaliser ses fantasmes, me répond-elle
- Je sais pas si c'est un fantasme. Il est tellement seul, quelle peut être son histoire ? Il a quoi ? 35-40 ans. Et déjà rien d'autre à faire que de passer ses soirées dans ce bel appartement blanc.
- Bah, viens on y va, dit Marine.
- Impossible de rentrer.
- Impossible n'est pas Français."

On descend. Elle trouve le premier digicode auprès de la pizzeria d'à côté. Mais il y en a un second en bas d'une deuxième cage d'escalier. Je chope tous les noms sur les boîtes aux lettres. J'appelle le 118 008 et demande les numéros de tous les noms qui sont au deuxième étage... Ce n'est plus un jeu, c'est plus qu'un défi c'est un truc qu'il faut que je réussisse. Rentrer. Lui parler. Aucun numéro ne répond. Mais on pense qu'il snobe le téléphone. Les amis du poker sont à leur tour sur le balcon. Marine leur crie ce qu'on est en train de faire. Ils hurlent vers sa fenêtre. Ca tourne au vinaigre. Mon histoire, notre histoire ne devait pas commencer comme ça. Ils sont bourrés, crient de plus en plus fort et moi je sais que c'est son numéro que je suis en train d'appeler. Pas de mystère, il ne répondra jamais.

Alors on remonte. Et on va se coucher. Nous avons échoué. Mais j'ai son nom.
Le lendemain. Marine m'explique qu'il faut que j'écrive une lettre. Je la prépare sans aucun soin. Je m'y excuse pour les cris de mes amis. Explique que je suis un voisin de 22 ans, curieux, attiré par son appart et sa solitude qui m'intrigue. A 20h, je descends, le premier digicode je l'avais noté. Je vais aux boîtes aux lettres, vérifie sur mon portable son nom en fonction du texto envoyé la veille par 118 008. Et ressort. Sauf qu'au moment de repartir, une force, un hasard, un peu de magie ou de chimie me fait tenir la porte dix secondes. Dix secondes, c'est long et court à la fois. Et là, alors que je regarde devant vers chez moi, le voisin passe la porte, s'excuse de passer si près de moi. Je me tourne vers lui, suit sa silhouette qui se rapproche des boîtes aux lettres, c'est bien la sienne, il l'ouvre, la porte est lâchée, je m'écarte, il a levé les yeux en voyant le mot, il sait que c'est moi qui l'ai déposé. Je m'éloigne vite de la porte et remonte chez moi. J'ai laissé mon numéro de portable et pense recevoir un coup de téléphone dans la soirée. Il y a, à nouveau, du monde à la maison, et de temps en temps je passe sur le balcon. Il n'est pas chez lui. Je passe une soirée très longue. A minuit, tout le monde est couché. Sauf moi. Je me pose par terre, près de la table basse, vodka pure, et iPod branché. Et j'écris. Je lui écris une vraie lettre. Une belle lettre. Je raye des choses. Je parle de cette coïncidence de s'être croisés. Je parle rapidement de moi, j'essaie de deviner qui il est. Et y appose à nouveau mon numéro de portable.

Je descends. Il est deux heures du matin. Je glisse l'enveloppe dans sa boîte. Et... à nouveau... il entre et me prend sur le fait. La main dans le sac. La lettre encore au bout des doigts. Il se rapproche très vite. Je me sens super mal, genre le gamin qu'on va engueuler. Genre je l'ai soûlé. J'ai la gorge serrée et le cœur qui bat trop vite. Il ouvre sa boîte, je ne bouge pas. La lettre tombe. Il la ramasse. Et tape le second digicode. Celui qui nous manquait la veille. Il se retourne. Et sourire aux lèvres me dit : "Alors assume ! Et monte !". Une fois dans l'appart, je ne peux pas être plus mal à l'aise. Et pourtant je ferme les yeux très fort, et hurle dans ma tête. "J'y suis, j'ai réussi à y entrer dans cet appart'". Murs blancs, déco simple mais efficace : tout le mobilier est épuré, quelques miroirs, télé aux contours blancs, quelques éléments de déco tous blancs. Pour détendre l'atmosphère, et ce de façon inconsciente, je lui ai proposé d'essayer de deviner qui il était en regardant autour de moi. Il sort une clope, je lui en prends une. Il me laisse déboucher le champagne. Et je suis frappé. Vraiment frappé par sa gentillesse, la facilité avec laquelle il me parle et me pose des questions. Je lui lis la seconde lettre. Mais ne veut pas trop qu'on la commente. Il me dit qu'il l'aime bien. Et moi je change de sujet. Je veux parler de ce grand tableau qu'il y a sur un des murs, il me corrige, c'est une photo. Elle contraste de beaucoup avec le reste de sa décoration. Il s'agit d'une prison new-yorkaise désafectée. Tout y est noir, on y voit une porte avec comme du feu derrière. Et de la saleté partout... Je la trouve très belle. Lui dis tout ce que je crois y voir... et lui ne dit rien.
On boit, on discute. On se raconte plein de choses. J'ai l'impression de parler à quelqu'un que je connais bien. On se couche, on dort.
Et depuis j'y suis allé quatre soirs. On a dîné au resto y'a pas longtemps. On s'aime bien. Mais le reste des conversations je ne peux pas le divulguer. Juste un. Cette photo, je lui ai tout de suite dit que je la trouvais magnifique. Et il m'a dit avant-hier que lui l'avait achetée (très chère) parce qu'il se reconnaissait en la voyant.

Par mardinoir
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 20:08
Voilà un site (si on peut appeler ça comme ça) qui aurait plu à certaines de mes connaissances (non je ne citerai pas de noms !! même sous la torture).
On trouve cet endroit merveilleux à Anglet, en bord de plage et on l'appelle La Grotte de l'Amour, c'est-y-pas choubidou trognon ?

Laissez-moi vous conter cette extraordinaire histoire : Laorens (un p'tit con d'orphelin) et Saubade (saubade, belle destinée avec un prénom pareil, so... bad !) s'aiment envers et contre tous, ils n'hésitent pas à aller copuler dans une grotte puisque papa Saubade ne veut pas prêter sa baraque à de telles immondices sexuelles.


Laorens et Saubade







 Ils se jurent que des conneries telles fidélité, amour éternel, sodomie après mariage etc. Malheureusement, un soir d'orage, entrelacés comme à leur habitude et trop occupés à mouiller et lécher, Laorens et Saubade ne se sont pas méfiés de la grande marée... Une vague les submergea, ils moururent noyés, rendant à l'océan ces promesses insoucientes. On dit qu'ils sont désormais sirènes, chantant leur malheur à jamais.

Le petit panneau historique

C'est beau quand même.
Par mardinoir
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 11:36
Ca fait 25 ans que je vois les années qui passent comme des ovales, l'été en haut, l'hiver en bas, l'automne à gauche et le printemps à droite. Novembre comme l'amorce de la descente aux enfers gelés, le froid, les maladies, la nuit et mars comme le début du renouveau. 25 années d'une suite d'ovales. A la question : "et toi ça te fait flipper la rentrée", j'ai répondu : "pour moi, cette année, il n'y a pas de rentrée, il n'y a plus de descente, il n'y a qu'une ligne droite, légèrement inclinée vers le haut, sur laquelle j'avance lentement et surement." C'est fini, je ne tourne plus en rond. Les repères ont alimenté pendant trop longtemps ma névrose obsessionnelle.

Et j'observe tranquillement le coucher du soleil...
Par mardinoir
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  • : Jeune parisienne crevarde, j'avance et progresse au milieu de cette jungle hurlante, je survis et soupire au creux de tes fesses, j'aligne quelques mots, je m'inspire et je mate, je sors et m'incline et surtout je t'attends.

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