Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 13:18
"Toi et moi on vit dans un grand palais, un grand château, tu vois les magnifiques baraques mais on a encore vu que les chiottes."

Finalement ça commence presque comme ça, un craquage total de début de film, un rejet en bloc de la société de consommation, des petites vies dont certains se contentent, de l'aveuglement ambiant, de l'hypocrisie sous-jacente. Le héros (Albert Dupontel), pendant cette première demi-heure de film devient littéralement mon héros, je m'excite, je commente, je crie, je jubile, je rigole mais malheureusement je dégringole... tout doucement (nananan sentiments différents... *air connu* (pardon)). Jean Becker, réalisateur que j'affectionne particulièrement surtout pour avoir mis à l'écran "L'été meurtrier", me déçoit un tantinet quant au choix de la raison pour laquelle Albert Dupontel se transforme en anti-héros des temps modernes, finalement il y a comme un rejet du propos même, quelque chose de pas assumé, un truc qui fait "regarde je glisse tout ce que je pense mais c'était pas vrai". J'ai eu l'impression d'être un enfant à qui on retire son jouet, me suis sentie frustrée et alors que pendant une heure et quart je me disais que j'étais en train de voir un des plus grands films de notre siècle, les dix dernières minutes m'ont prise au piège, comme prise en otage, être obligée de regarder cette fin mièvre, coulante, collante presque et avec laquelle je n'étais pas en accord. L'anti-héros est censé, alors, devenir le héros mais à mes yeux il ne devient qu'un gros lâche basique, un peu con. Finalement, ce que j'en ai compris, c'est qu'il faut être dépressif pour être lucide, ce qui n'est pas faux complètement, c'est vrai... bon ok je vais le remater, en mettant moins d'espoir sur le scénar' cette fois-ci.

Il faut néanmoins saluer la performance d'Albert Dupontel, du grand Albert, il n'est en rien décevant, lui.

Par mardinoir
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 11:42

« Toi même tu sais, la sodo c’est cadeau. Tu m’as bouillave dans ma cave, va pas poucave aux gadjo d’en bas sinon j’te marave. »

Voilà ce que Sabrina de Secret Story pourrait balancer à Jon, en bonne gitane qu’elle est, cousine incestueuse de John-David, la sulfureuse Sab vient de nous faire une belle remontée dans le jeu, après la triche, après le secret certainement bidon qu’elle porte à bout de rein… Dites moi qui se colle un tatouage énorme au creux des fesses, vue panoramique pendant une levrette et reste vierge sans en faire profiter les mâles en mal de sexe… Ca doit être dur de suivre la tradition gitane, très dur, beaucoup trop dur d’ailleurs pour y arriver.

J’avais un moment laissé tomber cette émission (trois jours quoi) et voilà-t’y pas que je tombe sur la rupture officielle de Jon avec Daniela, sans Daniela, dans le confesse (con-fesse, fourre moi tes fesses dans mon con, ‘tain j’avais jamais fait gaffe !). Un Jon peu sûr de lui, qui, je le cite « vient de perdre 810 kilos » en avouant enfin qu’il n’est plus amoureux de la portugaise, sympa pour elle, 810 kilos c’est hard core ! Une Daniela manipulatrice qui ne veut pas répondre aux interviews, bien trop maligne, elle sait et connaît l’audimat qu’elle va susciter vendredi, la notoriété qu’elle va gagner, c’est finalement tout bénéf’ pour elle.  Ca sonnait faux, et bien, c’est terminé à un moment plus que stratégique, on ne peut que saluer la performance, espérons que Sabrina en tire les mêmes avantages et ne va pas se faire baiser… pour rien, huhu, mais la sodo reste toujours kdo, TMTC, la virginité anale c’est pas pareil !

*second degré inside*

Par mardinoir
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 09:31
J'ai vibré avec l'histoire de Martin et ai envie de vous faire partager la même histoire vue d'en face... par Jack. Et comme c'est sérieux je vous balance un coucher de soleil parisien.


… Soirée paisible en perspective, pas de cocktail, de dîner… Ne plus parler, ne plus sourire ; moi réfugié dans mon univers « ami », j’adore. Plateau télé, ne plus penser…

L’agression vient de l’extérieur, d’en face, d’en bas, vers moi, tard, à l’heure où normalement même cet extérieur m’appartient. « Monsieur, monsieur… » Le même mot, le même appel, inlassablement, depuis toutes les fenêtres de mon appartement. Emmerdé ? Intrigué ? Les deux. Ma transparence a été rompue. Je n’ai pas préparé ce cas de figure ; simuler l’ignorance, un peu de dédain, je sais faire. Retour au personnage public, cette soirée n’a plus d’intérêt. Je vais me coucher.

Lendemain classique avec la veille en toile de fond. Ça me fait sourire quand j’y pense.

20h, je rentre en pointillé,  juste changer de peau avant de re-sortir. Il est là, devant la porte de l’immeuble. Hasard ? Je n’y crois pas. Les êtres sont faits pour se rencontrer et/ou se fuir, c’est la chimie de la vie. Je sais que c’est lui, son regard le confirme, son corps le trahit. On se croise, gênés, chacun à notre manière. Je ne me retourne pas. Prolonger son désir qui lui a donné la force de gueuler en pleine rue la veille. Jusqu’où sera-t-il capable d’aller pour aboutir ?

Un mot plié dans la boite aux lettres, j’en étais presque certain. Entrée en matière : « Et si… ça commençait comme ça ? » Le charme m’a vaincu, je me retourne, le P’tit Prince n’y est plus.

Séduit, je le suis. Il a ce quelque chose d’immatériel qui m’a toujours attiré à l’autre. Cette carapace et cette sensibilité de l’animal blessé. Je l’ai senti, ses quelques lignes le confirment.

Un prénom, un numéro de téléphone en conclusion. J’enverrai un texto plus tard ; juste prolonger encore un peu ce fantasme de l’autre.

2h du matin, fin de soirée, rideau, je rentre… Le P’tit Prince est là, surpris comme une proie dans les phares d’une voiture, la main coincé dans ma boite aux lettres. Décidément aucun hasard. Jusqu’à quand remporterai-je ces petites victoires sur les choses de la vie qui font que quelque part rien ne m’échappe. Ça m’énerve et ça m’excite, comme d’habitude. Je ne suis que paradoxe et je le cultive. Toujours s’arranger pour que la balance soit pile poil équilibrée entre le bon et le mauvais, les deux sources vitales. L’un et l’autre, toujours ; avec la même puissance, invariablement… Regards et sourires échangés, comme pour établir la connexion, faire comprendre à l’autre qu’il n’est pas en terrain hostile. Une forme de complicité ? Déjà ? Peut-être.

« Puisque tu es là, assume et monte boire un verre ». Mes mots (sans grande importance) ont dû à peu près être ceux-là. Un peu de gène et de gaucherie dans son regard et ses gestes, normal. Je profite de cet instant furtif, je sais que ça va disparaître.

On se raconte, entre deux verres, deux clopes. C’est fluide, c’est agréable. Le P’tit Prince me surprend, jusqu’aux portes de l’intimidation. Les seize ans qui nous séparent devraient me donner un terrain d’avance, il n’en est rien. L’échange est intégral.

Il me dévoile sa victoire à demi mots, avoir réussi à pénétrer chez moi. Ce chez l’autre, en face, qu’il cultive en fantasme, en voyeur sage depuis des mois. Je le comprends et ça m’amuse, moi qui fais de même depuis des années, pénétrant l’intimité des autres aux premières lueurs des lumières artificielles. A ce moment, je suis heureux d’être la victime consentante et dévoilée de ce petit jeu. Son « fantasme » nourrit le mien… 

… Je le regarde dormir. Là c’est encore un enfant. Son corps, son visage détendu, son allure débonnaire ; quelque chose de sacré. 

… Encore quelques jours à me ressourcer de cet homme-enfant ; bientôt le P’tit Prince aimé va s’évaporer, loin, ailleurs, à la découverte des autres et de lui-même. 

Faites qu’il ne change pas trop.

Par mardinoir
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 15:13
Au cœur de Paris, le Centre Pompidou est la référence en Arts Modernes et le monument principal de ce petit quartier, ce début de Marais. J'apprécie particulièrement cette ambiance culturelle, shoppinguesque, divertissante et pittoresque. C'est très concentré, on ne s'y perd pas, mais on peut aisément y passer la journée. Entre le musée, les expo, la bibliothèque, le parvis et ses innombrables saltimbanques, la fontaine loufoque non loin de la rue Brise-Miche et ses crêperies, la boutique de sacs Rainbow Factory où je peux rester facile une heure (oui, je fais ma girly cosmo de merde) et enfin le café l'Imprévu et ses thés enchanteurs aux odeurs de là-bas (oui, je fais ma poète maudit).




 
 


On ne manquera pas les touristes asiatiques, inlassablement fascinés par Pompidou, les djeunz squatteurs de parvis même si on est loin des punks à chiens de Notre Dame et merci, restez là bas ! Le monsieur Parapluie qui bouge pas, les musiciens mongoles, les portraitistes qui vous ratent pour dix euros, la terrasse de Pompidou, au dernier étage, avec vue imprenable et Coca Cola à 10 000 dollars et en ce moment l'exposition Elles@CentrePompidou qui vaut le détour ne serait-ce que pour sa "Genital Panic" room.






 




       


Par mardinoir
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 17:09
J'ai découvert ma nouvelle clinique, avenue Parementier, elle gardera tout de même un semblant d'anonymat. J'y ai découvert surtout le Dr X, généraliste et urgentiste, bourreau des coeurs et très tactile. J'ai cru, un moment, naïvement, qu'il ne faisait ça qu'à moi. Allongée sur la table d'oscultation, lui à côté de moi, me touchant sensuellement la jambe en me sussurant : "mmmh c'est embêtant ces p'tits boutons, il va falloir remédier à tout ça." Oui ça doit être un remake de Doc Gyneco, une première consultation émoustillante. Quelle n'a pas été ma déception lorsque ce matin, ayant rendez vous avec le dermato Y (bah oui, du coup, les boutons...), j'ai surpris TOUTES les nanas sourire au Dr X, battre des cils, croiser les jambes et autres fioritures de séduction maladroite. Ravalant ma fierté, j'ai décidé de ne plus le regarder, oui je suis trahie, OUI. Impossible de jeter mon dévolu sur le Dr Y, espèce de mec gêné bizarre, commentant mes muqueuses de manière outrancières, me laissant nue et seule dans le cabinet pendant des heures, dans l'humidité et le froid !
Par mardinoir
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  • : Jeune parisienne crevarde, j'avance et progresse au milieu de cette jungle hurlante, je survis et soupire au creux de tes fesses, j'aligne quelques mots, je m'inspire et je mate, je sors et m'incline et surtout je t'attends.

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