Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 18:50

Aujourd'hui est un grand jour, big day les amis !! J'ai fait des muffins salés les gars moi qui ne cuisine jamais ! Hein !! C'est dingue... Une fournée jambon blanc olive verte et une de jambon cru roquefort, suis trop fière ! Allez une photo pour la peine.

                                                          
Par mardinoir
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 18:15

Le père avait toujours l’air tendu et timide quand j’invitais des copines à la maison, en fait, il bandait, tout simplement.

C’est marrant cette vision qu’on peut avoir des pères à l’adolescence. Je me souviens me dire, le père d’untel il est trop bizarre, il se cache ou il bégaie alors que je ne me rendais sans doute pas compte que j’affichais mes premiers attributs génitaux sans soutif avec cette candeur encore enfantine. Le père qui me proposait toujours du pâté de canard ou le père qui, trop occupé à baiser Dieu, me regardait mielleusement avec son café, autant de pères que de comportements inhabituels, sans compter l’attitude de mon propre père qui passé mes 13 ans, s’évertuait à me faire enfiler un pyjama pour trainer à la maison, la vue de la p’tite culotte devait devenir difficile, avec ces poils qui dépassent, ces tétons qui pointent toujours.

Et nous, nous sommes encore des enfants, libres de ces pensées impures, c’est difficile de se couvrir avant d’avoir conscience de l’effet de son corps ; c’est éprouvant même.

Prisonniers du désir des autres, contraints.

Par mardinoir
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 18:00
Le titre n'a rien à voir avec le sujet de l'article, mais je me comprends et c'est le principal !

Ce matin je me suis rendue compte que j'écoutais anti social mixé avec NTM "mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu ?" sur mon joli Ipod nano rose, un sentiment de honte m'a envahie car ce n'est même pas une couverture. Jamais j'irai foutre le feu nulle part, je risquerais d'abîmer mon caban comptoir des cotonniers et mes boots kookaï, misère de misère.


Haïti, devant mon steack frites...


Et un élève de 4ème qui a le mérite d'être franc, "les Haïtiens rien à carrer, chacun sa galère, c'est la leur pas la mienne !" Ca a, au moins, le mérite d'être clair ! Qu'est ce que je peux répondre à ça, "compatis ?" bah non même pas, ça changera quoi ... Empathie ? Pourquoi faire... Ca vous choque ? Pas moi. Reste à bouffer ta mousse au chocolat et mater tes séries ou vas-y, pars là bas mais pas de pleurs, non, pas de cri.

Pas la peine de se la jouer à la Nikos Aliagas non plus hein : "Ce soir on pense à nos amis d'Haïti et on fait la fête pour eux car the show must go ooooooon !!!" Oui, vous l'aurez compris, on peut en avoir rien à foutre mais pas la peine d'être indécent.

Et je terminerai par cette phrase que j'ai trouvé très intelligente d'un élève de 6ème : "au moins, les Haïtiens qui vivaient dans des bidonvilles en cartons, en tôle c'est pas ceux qui ont eu le plus mal, pour une fois..."
Par mardinoir
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 14:18

 

Il est 6h du matin, elle déambule sur l’île Saint Louis à la recherche d’une première boulangerie ouverte, ou tout du moins d’une arrière boutique. A Paris, les boulangeries n’ouvrent pas leur arrière boutique. Pute. Il faut attendre l’heure d’ouverture. Elle attend. Et elle se souvient pourtant à quel point il est agréable, un matin dans le sud, de trouver des croissants chauds à 5h. Elle doit attendre aujourd’hui, attendre le réveil minuté des citoyens, attendre l’anonymat d’une file d’attente dans une boulangerie. Attendre le froid, l’anonymat. Pas même l’odeur chaude, enveloppante et brûlante de viennoiseries données du four à la main. Attendre le réveil des hommes, attendre la mise en branle et elle mangera enfin son pain au chocolat en silence.

Elle prend plaisir à imaginer la vie des autres et s’en préoccupe plus que de la sienne. Elle mord son pain au chocolat avec appétit tout en marchant vers Notre Dame où elle s’arrête devant une pâtisserie qui présente toutes sortes de macarons, pour tous les goûts. Et elle a tous les goûts, aussi elle entre et en achète un de chaque, la vendeuse amusée la regarde engouffrer un macaron framboise dans sa bouche tandis qu’elle se dépêtre pour ranger le reste dans son sac à dos. Les miettes roses se confondent harmonieusement à ses lèvres. Elle a une petite bouche, espiègle et sans fioriture, une petite bouche que n’importe quel garçon a envie d’embrasser. Souvent ils l’embrassent et s’arrêtent là satisfaits, s’en vont, ils s’en vont toujours avant la fin ou avant le début de toute chose. Personne n’a encore gouté à ses lèvres plus pales et plus charnues.

Elle se présente souvent aux autres comme étant un colis fragile, un colis vintage fragile. C’est écrit sur son front en grosses lettres « FRAGILE » mais tout le monde se moque qu’il y ait écrit fragile sur les colis, la plupart du temps ça arrive à destination cassé. Elle arrive le plus souvent cassée à destination, le scotch commence à se décoller par endroit. Toute enroulée de ces bandes, elle mange son deuxième macaron, au café celui là. Le sucre collant se confond au scotch abîmé empli de traces de doigts. Tous ces doigts d’hommes qui ne vont jamais jusqu’au bout.

Elle pleure souvent. Elle ne se souvient plus de sa mère, ni de ses yeux, ni de ses mains, ni de ses bras peut être réconfortants alors. Quand elle pense à sa mère, elle ne ressent qu’une spirale de vide, un néant béant plein de dents. Où est-elle née d’ailleurs ? Pute.

La nuit qu’elle vient de passer dehors, ou dedans d’ailleurs, elle ne s’en souvient pas. La nuit noire, ce noir grignotant, épais, opaque, elle ne connait pas de noir plus intense que celui de ses nuits. La nuit des autres est peut être plus claire et moins folle, sans tourbillon. Elle fouille dans son sac pour récupérer le macaron vanille. Elle s’en délecte, morceaux par morceaux, sur la pointe de la langue, les miettes écrues autour de ses dents sont absorbées par les ténèbres, non, ces miettes écrues ne peuvent se confondre avec la poussière d’étoiles imperceptible de la voûte céleste.

Assise sur les quais, un détail de la nuit précédente lui revient. Lui. Lui qu’elle a rencontré dans un troquet vers Saint Michel, derrière son piano, il a chantonné un vieil air à la con. Il l’a embarqué dans ce vieil air d’avant-guerre et pendant un temps elle a valsé, dans une robe fleurie en plein été, l’accordéon trémousse son arrière train et il en a profité. Quand le spectacle a fini, elle a été le féliciter, il l’a embrassée sur la bouche pour la remercier et lui a donné rendez-vous demain même heure.
Elle n’ira pas ce soir. Elle s’en ira au delà de ses rêves, au delà de tout. Elle économisera des angoisses. Elle préfère les absences neurologiques quotidiennes.

Il est un rayon de soleil éblouissant, un rayon laser qui pulvérise toute la merde de sa vie. C’est trop tôt pour aller bien.

Elle s’arrête au bistrot. Elle commande un lait menthe mais la maison n’a pas de lait, quelle maison n’a pas de lait ! Elle veut du lait, du lait, du lait, du lait. Elle le troque contre un diabolo du même goût. Un vieil homme la regarde du fond de la salle, il esquisse ses courbes sur un bout de papier en offrant un sourire édenté et jaune. Il pourrait être la vieille sorcière dans Blanche Neige mais, lui, est doté d’une verge. Il la croque sur un calepin, nue et sans défense.

Elle vit sa vie comme un grand risque. Elle va voir cet homme et lui propose d’aller chez lui, de poser pour lui, les jambes écartées si il le souhaite, elle veut de l’argent, beaucoup d’argent dit-elle, trente euros.

Elle n’a que vingt ans mais elle voit son enfance et adolescence à des milliers d’années lumière. Elle repense à des sensations de jeunesse, là sur le lit de ce vieil homme, pendant qu’il croque encore et encore. Elle repense à l’émotion qu’elle a éprouvée quand elle a vu, pour la première fois, le pion de la cantine en sixième. Cet amour inconditionnel qu’elle a eu pour ce surveillant, elle se maudissait jusqu’au jour suivant quand elle loupait le premier service car il ne faisait que celui là. Elle n’aura jamais le pion de la cantine, jamais.

Trouver un moyen d’oublier que les gens sont là. A côté, à croquer.

Elle rêve d’un coup de foudre, d’un coup de gueule, ça s’arrête là.

Elle s’endort de bonheur ou alors c’est le xanax. Mince, ça doit être le xanax.

 

Par mardinoir
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 17:47
J'ai enfin reçu mon bon de vaccination pour la grippe ! Et je suis partagée entre le rire aux larmes, les larmes tout court, le désarroi (si il y avait vraiment une épidémie depuis le printemps dernier comme on me le signale sur le bon, jme dis c'est pas trop tôt les gars), le doute (j'l'ai peut être sans doute déjà chopé si elle existe vraiment), le questionnement (ça recule, ça recule comment veux-tu que tu m'encules ?).
En un mot comme en cent : WTF !?
Mon père, le pauvre, s'est quand même fait vacciné 2 fois cette année contre la grippe et contre la grippe... Encore une fois : WTF !

Je vous laisse avec cette merveilleuse vidéo de Guillon qui en parle bien mieux que moi :

http://leweb2zero.tv/video/rikiai_474b4fa286d85dc




Par mardinoir
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  • : Jeune parisienne crevarde, j'avance et progresse au milieu de cette jungle hurlante, je survis et soupire au creux de tes fesses, j'aligne quelques mots, je m'inspire et je mate, je sors et m'incline et surtout je t'attends.

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